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Douleur et Islam - Dr Fabrice Lorin

Douleur et Islam

 

Dr Fabrice Lorin

Psychiatre des hôpitaux

Département douleur, psychosomatique maladie fonctionnelle, CHU Montpellier

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Si la douleur physique fut rédemptrice dans le christianisme du Moyen-âge, si elle doit impérativement être traitée dans le judaïsme et le protestantisme, qu'en est-il dans la dernière religion révélée, l’islam ?

Dans l’islam, la douleur est une épreuve de la foi mais elle n’est pas la sanction d’une faute et Allah donne les moyens de la combattre par la prière et la médecine.

Le recteur Dalil Boubakeur recteur de la Grande Mosquée de Paris disait que l'islam préconise l'endurance et la patience face à la douleur: «C'est un décret de Dieu. Pour un musulman, la règle est de dominer sa douleur. Cependant, le Coran n'incite pas au culte de la souffrance. Car il nous impose un respect absolu du corps.»

 

Il y a donc deux temps successifs chez le musulman face à la douleur : premier temps, l’endurance la patience et la prière, ensuite second temps celui de la médecine. Dans l’islam la douleur est ressentie comme un poison du corps. 

 

Les occurrences de la douleur dans le Coran renvoient en priorité vers la Sourate 19, dite sourate de Mariam, la Marie des chrétiens.

Nous parcourrons ce sujet à travers trois personnages : Marie, Jésus et Mahomet

Pourquoi ? Le prophète Mahomet est très peu cité dans le Coran et toute la construction théologique sur le prophète n’est pas issue du texte révélé mais elle est issue des commentaires sur sa vie : les hadiths. Avec la même surprise, les deux personnages les plus célébrés dans le Coran, sont chrétiens (et juifs en réalité), c’est-à-dire Marie et Jésus.

 

D’autre part nous introduirons les hypothèses des travaux des chercheurs issus de la tradition historico-critique, méthode qui étudie tous les textes sacrés, qu’il s’agisse de la Torah des juifs et des évangiles et épitres des chrétiens. Mais cela ne va pas de soi car l’islam est encore réticent à un discours interprétatif du texte révélé et à la mise en œuvre d’une approche critique.

 

 

La douleur de Marie-Mariam:

 

Contrairement au christianisme, le Coran dit que Jésus a bien existé mais il n'a pas été crucifié sur la croix . Il n’a donc vécu ni passion ni chemin de croix ni souffrance. Le dolorisme catholique consécutif à la passion du Jésus avant sa mise à mort sur la croix, est donc absent. De même l’idée augustinienne d’un péché originel est absente de l’islam. La seule douleur physique sera celle de Marie car elle était vierge lors de l'accouchement. La sourate 19 (Mariam) est consacrée à Marie. Joseph n'existe pas, il est totalement absent de la narration du Coran. Marie a une place exceptionnelle dans le Coran, c'est la seule femme désignée par son nom. Une trentaine de fois. Davantage que dans les quatre évangiles canoniques et les Actes des apôtres. Elle est la figure de la mère alors que Sarah (mère d’Isaac et d’Ismaël) ou Elisabeth (mère de Jean-Baptiste) auraient pu être mises en avant. La place de Marie est le terreau du Coran.

 

Alors qui est la Marie coranique ? Dieu l’a choisie pour transmettre son verbe (sourate 4). Elle est vierge, elle n'a pas commis l'adultère, elle n'est pas une prostituée. Le Coran reconnaît la conception virginale de Jésus, défendue précédemment par les chrétiens. Mais au final le Coran réfute le caractère divin de Jésus "Ibn Mariam" fils de Marie ; fils de Marie une vierge oui mais Jésus n'est pas le fils de Dieu. Jésus est humain et non divin. En répétant  souvent dans le texte "Jésus fils de Marie" il s’agit d’un moyen rhétorique d'affirmer son humanité et donc de refuser sa qualité divine, et donc de se détacher du christianisme. L’expression "Jésus fils de Marie" n'apparaît qu'une fois dans les évangiles (Marc). Alors pourquoi le Coran insiste-t-il sur l’expression « Jésus fils de Marie » ? La filiation paternelle est pourtant primordiale dans le monde arabe, comme dans le monde juif. Le fils est Ben (hébreu, arabe) ou Bar (araméen). Alors dire "Jésus fils de Marie", en réalité fils d'une femme, c'est aussi un moyen de subvertir le message et gifler le message. 

 

Avec Marie surgit la douleur de l'accouchement d'une vierge. " les douleurs de l'enfantement la surprirent auprès d'un tronc de palmier. Plut à Dieu s'écria-t-elle que je fusse morte avant et oubliée de tous. L'enfant (Jésus) lui cria : " ne t’afflige point, ton seigneur a fait couler un ruisseau à tes pieds, secoue le tronc du palmier, des dattes mûres tomberont vers toi, Mange et bois et consoles-toi  et si tu vois un homme dis-lui j'ai voué un jeûne au miséricordieux aujourd'hui je ne parlerai à aucun homme".

 

Soit nous lisons ce passage comme Révélation stricto sensu, soit comme élément de narration théologique. Les commentateurs historiens et théologiens occidentaux sont issus du grand mouvement d’archéologie et exégèse biblique apparu fin XIXème siècle. Les éléments de notre approche sont issus de leurs travaux sur le Coran. Nous ne souhaitons en aucune manière choquer des lecteurs croyants mais simplement ouvrir le champs de compréhension d’un texte majeur, le Coran.

 

D’où pourrait alors venir ce passage de la sourate 19 ? Évidemment ce texte reste obscur et ne correspond absolument pas au texte de la nativité relaté dans les quatre évangiles canoniques. Le Coran raconte une histoire qui ne correspond à aucun récit chrétien. Cependant ce texte se rapproche de textes apocryphes ou de traditions liturgiques chrétiennes. Notamment l'influence du proto-évangile de Jacques Le Juste (seconde moitié du IIème siècle) écrit en grec qui à l'origine s'intitulait " le livre de la nativité de Marie". Jacques était le frère de Jésus et la tradition chrétienne l’a occulté en raison du dogme de la virginité perpétuelle de Marie.

 

Le verset 23 de la sourate 19 (et la sourate 3) insiste de manière empathique sur les douleurs de l'enfantement que ressentait Marie et la solution thérapeutique par le palmier et l'eau. L’évangile du Pseudo-Matthieu, encore appelé Livre de la naissance de la bienheureuse Vierge Marie et de l’enfance du Sauveur, a été rédigé entre 600 et 625 ; il évoque le palmier dans la nativité et lors de la fuite en Egypte. Une autre piste avec le palmier est que le récit coranique peut être une reprise de la fuite en Egypte à travers le Sinaï de Marie et Joseph et la question de la nourriture en chemin, à base de dattes et d’eau. Si nous notons l'emprunt coranique aux évangiles apocryphes, les chercheurs soulignent l’intertextualité entre Coran et évangiles apocryphes plutôt que des influences réelles pour rester religieusement correct.

 

Au final, Les sourates 3 et 19 réunissent en une seule figure la Marie mère de Jésus ( Mariam) et Myriam sœur d’Aaron et de Moise et fille d’Amram: " Oh sœur d’Aaron". Les deux personnages féminins sont pourtant séparés par 1500 ans. Nous avançons l’hypothèse d’un processus de condensation et de simplification comme dans le rêve et dans l'inconscient qui ignorent le temps. Mais au-delà de la psychanalyse, comment interpréter la fusion des deux personnages féminins sur le plan théologique ? S’agit-il d’une reconnaissance d'une filiation spirituelle entre Myriam la sœur de Moise et Marie la mère de Jésus ? S’agit-il d’une confusion de personnages de l’ancien et du nouveau testament? S’agit-il d’une recréation d'une nouvelle figure maternelle? Alors s’agit-il de réécrire par un procédé littéraire une filiation Myriam/Marie ? Deux femmes musulmanes en parallèle à la filiation Aaron/Moise du peuple juif, comme la filiation issue d’Abraham, Ismaël père des musulmans et Isaac père des juifs? La sœur en arabe أخت ukht signifie surtout ancêtre prédécesseur. Ukht désigne souvent dans le Coran la lignée plutôt que la sœur. Les chercheurs conseillent plutôt de traduire comme "Marie descendante d’Aaron" plutôt que « Marie sœur d’Aaron ». Mais dans d'autres passages comme dans la sourate 6, il est dit que Marie est la fille d’Amram et sœur d’Aaron et dans la sourate 3, il est dit la femme d’Amram dit : "Seigneur j'ai mis au monde Marie". Il y a donc une mise en perspective de la figure de Marie dans son lignage aaronique et dans son lignage chrétien

 

L’accouchement de Jésus implique de manière allusive -comme souvent dans le Coran- deux douleurs aigues: d’abord la douleur de la rupture de l'hymen d’une vierge puis la douleur de l'accouchement proprement dit.

 

Le traitement de la douleur issu de la sourate Mariam, est donc à base de dattes et d’eau. Certains avancent qu’il faut un nombre impair de dattes 1-3-5-7 dattes ( 7 est le chiffre sacré du prophète, un nombre impair signifie l’évitement de l'affrontement et le chiffre 1 a une signification positive) associé à l’eau de la source. 

 

Une patiente nous confie qu’elle soigne sa douleur chronique avec sept graines de Nigelle (cumin noir) chaque matin avec du miel. La nigelle est effectivement antiinflammatoire antimycosique antibactérienne et antifongique. Encore le chiffre 7 chiffre sacré.

 

Une autre patiente nous disait qu’en cas de douleur, elle devait réciter la sourate 1 et réciter 3 fois les deux dernières sourates et le verset Le Trône de la sourate Al-Baqarah (la vache) ou 2ème sourate et la plus longue du Coran. Probablement cette injonction fait suite à un hadith : « Ne faites pas de vos maisons des cimetières. Satan, en effet, fuit la maison où on lit la sourate Al-Baqarah. » Plus précisément, la lecture du Le verset du Trône, le 255ème verset de la 2ème sourate du Coran. C'est l'un des versets les plus récités par les musulmans au regard de sa fonction protectrice. 

 

Le prophète Jésus : dans le Coran, Jésus nait de façon miraculeuse; pour le Coran, avec Jésus c'est un nouvel Adam qui apparaît. Adam et Jésus sont deux prophètes très différents des autres. Dans les deux cas Dieu envoie directement son souffle et ils s’animent. Ils naissent grâce au souffle de Dieu. Dans la sourate 3, Dieu a créé Jésus comme Adam de la poussière : Il a dit Soit et Il a été. Par analogie Jésus et Adam sont pareils. Il n’y a pas de péché originel. Adam n'est pas l'auteur de la mort ou du pêché. Jésus n'est pas le sauveur ni le rédempteur. Le dolorisme chrétien a lié pêché originel et douleur. Rien de cela dans l’islam. 

 

Les chrétiens ont accusé les juifs d'avoir tué Jésus pour se rapprocher politiquement de l'empire romain et dédouaner les romains. L'islam a repris cette erreur historique pour abattre les trois tribus juives de Médine qui s'opposaient théologiquement à Mahomet. Mahomet accusera les juifs de mensonges, de falsification des écritures, de trahison de leur pacte (alliance) avec Dieu, de turpitudes...même d'avoir tué leurs propres prophètes juifs précédents sauf Jésus! Malgré ces charges récurrentes contre les juifs,  dans le Coran, il n’est fait aucune mention ni des romains ni des juifs comme tueurs de Jésus : Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué Mais Allah l'a élevé vers lui, et Allah est puissant et sage (sourate 4)

 

Le prophète Mahomet :

 

Mahomet "celui qui est admiré ". Il reçoit la Révélation à 40 ans, il serait mort en 632, mais des textes indépendants juifs et chrétiens disent que le prophète était encore actif lors des conquêtes en Palestine contre les perses sassanides et qu’il serait mort vers 635.

 

Le modèle du prophète est Moise qui a vécu 120 ans donc Mahomet vit 60 ans. Moise a commencé sa carrière prophétique à 80 ans, Mahomet à 40 ans. Le Coran ne dit rien sur Mahomet, quatre citations sur les 114 sourates ; dès lors tout vient de la Tradition musulmane: la Sira (biographie du prophète établie 150 ans après la mort du prophète) et les Hadiths.

 

Nous savons qu’il est un homme sans fils, issu de la tribu de Qureysh qui dirigeait La Mecque, il n’a eu que des filles dans un monde tribal marqué par la filiation patrilinéaire. Le Coran est constitué de 114 sourates révélées à Mahomet en deux lieux distincts : La Mecque puis Médine. C’est pourquoi on distingue les sourates d'origine mecquoise et les sourates médinoise. Deux personnes ont influencé le prophète : sa femme Khadija et Waraqa ibn Nawfal cousin de Khadija et probablement judéo-nazaréen. Les historiens remarquent aussi l’influence de la langue et de la culture syriaque (araméen) dans le Coran. La Sourate 3 l’illustre lorsqu’elle établit un lien entre Adam et Jésus. Elle montre un travail de clerc, de scribe, un type d'exégèse typiquement chrétienne donc de familiarité avec la méthode. Le Coran est-il un travail alors collectif ? C'est un corpus composite d'après les historiens. Le Coran apparaît comme un texte travaillé et terriblement humain tout en étant une révélation divine. Texte également fragmenté et rassemblé. Plusieurs thèmes et plusieurs styles se côtoient. Mais l'unité du texte, le Kerygme, est le centre de la foi islamique et quand on parle de composition le sujet déchaîne les passions et incite à la prudence. En islam il y a une rupture trop grande un abime entre le croyant et le savant philologue. 

 

 

Avec quatre citations, Mahomet est presque absent dans le Coran. Un autre exemple de ce silence sur le prophète Mahomet ? La mosquée du rocher du dôme à Jérusalem. Les épigraphistes ont remarqué que le nom de Mahomet est absent pendant plusieurs années après sa mort en 632. Son nom n'apparaît dans aucuns documents musulmans les plus anciens. La mosquée du dôme du rocher date de 72 de l’hégire, soit 62 années après la mort de Mohamed. L'apparition du nom du prophète survient alors dans la majestueuse inscription du dôme du rocher de Jérusalem achevé en 691. Une inscription de 240 m de long en mosaïque dorée sur fond bleu. Le prophète Mahomet y est cité six fois. C'est la présentation officielle du prophète. Cinq fois " Mohamed est l'envoyé de Dieu que Dieu le bénisse". Dans la même inscription Jésus est  présenté comme le Messie avec une résurrection attendue, un serviteur de Dieu.

 

Les développements les plus intéressants dans cette épigraphie du dôme du roche,  concernent Jésus de manière surprenante. Pourquoi ? L’islam politique est à maturation et il s'inscrit au cœur de Jérusalem, il s'installe dans la ville sainte, surtout celle des chrétiens, défiant alors l'Eglise du Saint-Sépulcre sa rivale chrétienne; et accessoirement à la fin du 7ème siècle,  des juifs qui étaient peu nombreux alors. Le Calife Abd El Malik, 9ème calife de l’islam, a fait construire le dôme du rocher, pour décentrer la nouvelle religion de la péninsule arabique, de la Mecque et Médine. Il veut marquer un changement politique et un changement religieux. Il est le véritable fondateur de l’islam impérial. Il est l’artisan de l'arabisation de la langue arabe face au perse de l’empire perse sassanide vaincu et au grec langue de l'administration. Un pouvoir politique s’assoit sur un pouvoir sacré qui doit s'exprimer dans une langue dédiée. L'arabe à cette époque. Si le judaïsme reste un religion-peuple (on reste juif même en étant athée), si le bouddhisme est une religion-philosophie, l’islam est un projet politique sous-tendu par une religion-juridique, une soumission au droit islamique. On ne peut pas être un musulman athée, un musulman philosophe ou musulman et manger du porc. Les règles juridiques sont annoncées.

 

Le Coran a aussi une composante politique; les historiens nous disent que le texte est fixé par la famille Omeyade, au cours de guerres civiles sur plusieurs siècles qui verront s'affronter des cousins, des tribus, des neveux.  Les quatre premiers califes ( Abu Bakr, Omar, Othman, Ali) sont assassinés. La famille Omeyade guerroie contre les hérétiques les partisans d’Ali (Shi'a 'Ali, origine du chiisme). Le Coran doit se définir doublement : théologiquement face aux chrétiens et aux juifs, et à l'intérieur dans des conflits fratricides, des guerres civiles ou fitna.

 

 

Hypothèse osée : est-ce que les juifs ont soufflé aux musulmans de reconstruire un temple sur le mont du temple ? Possible et probable disent les historiens. Mais les musulmans n'ont pas reconstruit le temple des juifs, mais leur temple à eux construit d'ailleurs par des ouvriers chrétiens arméniens. L’islam est dès lors proclamé religion d’état. 

 

Le texte du Coran :

L'idée que Mahomet était analphabète et illettré est tardive. Elle a eu pour but d'appuyer la Révélation divine chez un être non érudit non savant , vierge de tout présupposé, pur réceptacle de la révélation divine. Dieu l’a choisi. Un verset dit pourtant -lors de débats avec les juifs et les chrétiens- " Amenez-moi la Torah que je vous la lise si vous êtes des croyants ".  Cela montre qu'il savait bien lire et écrire et probablement l’hébreu. Il avait la culture large de l'aristocratie mecquoise marchande. Et les marchands ont été les premiers à savoir compter et écrire.

 

La transgression du prophète : Zaynab

 

« Un jour le prophète de Dieu se rendait vers la maison de son fils adoptif pour s’entretenir avec ce dernier qui n’était pas à la maison. Zaynab décida d’accueillir le prophète à la fenêtre. Zaynab était alors en tenue légère, et la tenture en poil de chameau qui tenait lieu de porte se souleva sous une brise légère, et révéla alors son corps aux yeux du prophète de Dieu, qui baissa la tête, rougit et détourna son regard. Il s’écria alors, troublé par la beauté de la femme de son fils adoptif :"Oh transcendance de Dieu comme Il inverse l'inclinaison des cœurs "

 

Aicha son autre épouse lui dit: " Les Révélations de ton Dieu t’arrangent bien!" ...Si tous les mariages du prophète sont politiques, le mariage de Zaynab se heurte à la loi. Elle est l’épouse de son fils adoptif. Le prophète renie donc son fils adoptif et par là toute démarche d’adoption, attiré par la beauté de Zaynab. Mohamed doit assumer son désir dans la transgression. Zaynab sort la nuit pour ses besoins  Sourate 33: Le voile est un des droits de la femme et c'est elle qui décide quand et où elle doit en user. Curieusement la mixité dans l’islam n'existe qu'à la Kaaba; elle est l’héritière du temps du prophète. C'est la seule mosquée où la mixité est admise. La femme fait le tour de la Kaaba à côté de l'homme et elle jette les pierres de la lapidation à côté des hommes. C'était le cas partout au temps du prophète. La mixité était présente dans tous les espaces. Quelle est la condition de la femme du vivant du prophète ? La tolérance était alors très grande. Bien des années plus tard apparaitront les harem ultérieurs et la propension à cacher les femmes. 

 

En conclusion, face à la douleur dans l’islam, un bon musulman doit endurer, prier. Mais le culte de la douleur n’existe pas et si le croyant le souhaite il peut faire appel à la médecine et au traitement de la douleur ; car elle n’est ni un péché ni le témoignage d’une faute originelle ou personnelle.

 

 

 

 
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